Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 20:15

Nicaragua Nicaraguita...

 

LEON: ciudad colonial, cuna del mas famoso poeta nacional y de la primera universidad

del pais, luchadora y progresista, repleta de historia, cultura y fiestas...

 

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SAN JUAN DEL SUR: pueblo costero, donde disfrutamos con nuevos amigos, surf, ron y salsa...

 

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Ori, Benjamin, Javier, Fabian y yo.

 

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Yo, Oscar, Benjamin y Fabian.

 

Costa Rica y la pura vida

 

MONTEVERDE: comunidad a unos 1500m de altitud en la cordillera del centro del pais, con

numerosas reservas naturales y bosques nubosos

 

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Par Paula
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 20:20

Mi año en Honduras ya toca a su fin, ahora tengo la sensación de haber llegado ayer, de que el tiempo paso demasiado rápido. El viaje de vuelta se va acercando y, desde aquí, ya estoy empezando a sentir los olores navideños y el frio invernal que me espera… Bueno, la verdad es que mi última semana de trabajo ha sido tintada por un “frente frio” que afecto todo el país, con una bajada de temperaturas drástica, días cortos y noches frías, ducharme en el jardín se ha convertido en mi reto diario, lo más rápido mejor.

 

Si todo  va bien, este próximo martes salimos con Fabian hacia Nicaragua, seguro que va a ser un viaje interesante, me apetece mucho ver más de Centroamérica y disfrutar del “travelling” mochilero antes de marcharme. El plan, o “plan” porque no tenemos ruta definida, es llegar hasta Costa Rica y separarnos allí, Fabian sigue hacia el sur y yo regresare para despedirme de la tierra hondureña el 14 de diciembre.

 

No sé si Honduras me cambio, pero pienso que nunca me arrepentiré menos de haber tomado la decisión de venir aquí, de vivir esta experiencia, cultural, profesional, pero sobre todo humana. Solo son unos meses pero seguro que tendrán un impacto sobre el resto de mi vida, igual aun no pueda medir este impacto, pero sí que me siento más “ciudadana” de este mundo, más consciente de ciertas realidades que no podía-o quería- ni imaginarme desde mi “pequeña” Europa, con más sed de aprender, conocer, vivir y compartir.

 

Nos vemos muy pronto,

Paula

 

Voilà, mon séjour au Honduras touche à sa fin, après presqu’un an passé ici, j’ai maintenant l’impression d’être arrivée hier, que le temps est passé trop vite. Mon voyage de retour n’est plus très loin, je commence à m’imaginer les rues décorées pour Noel et je me prépare pour le grand froid hivernal qui m’attend. Quoique ma dernière semaine de travail a été teintée de l’arrivée de l’ «hiver » dans la région, les températures ont soudainement baissées, avec des jours plus courts et des nuits plus froides, autant dire que me doucher dans le jardin est devenu un vrai petit « challenge » au quotidien.

 

Si tout va bien, on prend la route mardi prochain avec Fabian, en direction du Nicaragua, on n’a pas de plan de route précis, mais l’idée c’est d’arriver jusqu’au Costa Rica, où on devra se séparer, lui continue vers le sud et moi je rentre au Honduras pour mon envol le 14 décembre. Je me réjouis de pouvoir voyager et voir du pays avant mon départ.

 

Je ne sais pas si le Honduras m’a changé, mais je suis sûre que je ne regretterais jamais le choix que j’ai fait de venir ici, de vivre cette expérience culturelle, professionnelle et humaine. Finalement ce ne sont que quelques mois mais j’ai l’impression qu’ils auront un impact sur le reste de ma vie, même si je n’arrive pas encore à mesurer cet impact, je me sens plus « citoyenne » de ce monde, plus consciente de certaines réalités que je ne pouvais -voulais- pas envisager depuis ma « petite » Europe, avec encore plus de soif d’apprendre, de connaître, de vivre et partager.

 

A très bientôt,

Paula

 

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Con algunos de mis "monstruitos" frente al aula, cuando

regresamos del paseo a Tegu, el último día de "clase".

Avec une partie de mes "p'tits monstres", devant l'entrée

de notre classe, au retour du voyage de fin d'année à Tegu.

 

Más fotos en la página "Last pics"

Plus de photos sur la page "Last pics"

 

Par Paula
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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 02:11

Le mois d’août dernier, alors que j’entamais mon 8ème mois de vie au Honduras,  je suis sortie pour la première fois des frontières de ce pays qui m’a adopté (j’ai ma carte de résidente, après 8 mois d’attente , je suis finalement en situation régulière) et que j’ai moi aussi adopté, pour le pire et pour le meilleur…                                                                                                                                       Nouvelle destination: le Guatemala, un pays dont on m’avait beaucoup parlé depuis mon arrivée en Amérique Centrale et dans lequel j’avais organisé un petit trip pour la visite estivale de mon compagnon Fran.

 

En bref, un pays vraiment intéressant et interpellant, qui a su préserver ses traditions et sa culture indigènes, sans comparaison possible avec l’évolution de la société hondurienne (peu ancrée dans ses traditions indiennes et victime moderne de l’influence des EU dans la région). Au Guatemala, les femmes s’habillent à l’ancienne, revêtant des tissus colorés et brodés à la main, les bébés sont enroulés avec des foulards sur le dos, style “mama africaine”, les langues indigènes sont étonnamment bien préservées et parlées, même par les plus jeunes, à tel point qu’il était difficile de  communiquer en espagnol avec certaines personnes âgées. Autre grande différence avec le Honduras, le Guatemala a un potentiel touristique bien exploité (parfois trop même) et reçoit un afflux de touristes occidentaux qui profitent de visites intéressantes à bas prix.

En 10 jours, on a fait un chouette parcours du sud-est du pays, en entrant par la frontière qui longe la côte depuis le Honduras, on s’est d’abord arrêté dans le village caribéen garífuna de Livingstone, accessible uniquement par la mer, puisqu’ aucune route terrestre communique ce village un peu “rasta” avec le monde extérieur. De là, on a continué, en bateau à moteur oblige, vers l’intérieur du pays, sur le Rio Dulce (rivière douce ou sucrée) jusqu´à l’entrée du lac Izabal, où nous avons passé une nuit au milieu de la végétation du lac, dans un hôtel sur pilotis, là aussi, pas d’issue sans bateau ou sans ramer…                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Après une journée de route et un passage éclair par Ciudad Guatemala (la capitale, pas très recommandable), nous somme arrivés à Antigua, ancienne capitale et centre touristique du pays. Sans doute une des plus jolies villes d’Amérique centrale, au lourd passé colonial et entourée de trois volcans actifs, dont l’un s’était "réveillé" en juin dernier, causant pas mal de dégâts… On en a profité pour poser bagages 2 jours, se balader et rencontrer d’autres voyageurs. Ensuite, on a visité Chichicastenango, un village en pleine montagne, qui accueille un marché indigène très populaire deux fois par semaine, le meilleur endroit pour acheter des produits artisanaux locaux, tant qu’on aime marchander… L’ambiance y est envoûtante et pesante à la fois.                                                                                                                               Dernier arrêt de notre périple, le village de Panajachel, au bord du lac Atitlan, un endroit splendide, également entouré de 3 volcans, à notre arrivé, je suis tombée sous le charme de ce grand  lac paisible aux airs mystiques et mystérieux.

Après 2 jours de balades, durant lesquels nous avons pu visiter les différents villages indigènes bordant le lac, sur un vieux bateau mais en compagnie d’autres voyageurs (argentins, mexicains, espagnols,..), nous avons entrepris le voyage de retour, en repassant par la belle Antigua et en s’arrêtant pour visiter les ruines mayas de Copan (les plus connues du Honduras, que j’avais déjà visité en début d’année avec mes collègues du projet). De retour à La Venta et au boulot, j’ai ressenti une grande nostalgie de ce voyage et des paysages guatémaltèques, ainsi qu’une irrésistible envie de repartir et d’en voir un peu plus… Qui sait si dans un futur…

 

J’ai mis quelques photos du trip sur la page “Guate-ver”, je voulais aussi mettre un plan pour vous aider à visualiser le bidule mais mes prouesses informatiques m’en ont empêché. Les photos ci-joint sont du seul voyage extra-scolaire qu’on a fait cette année avec les enfants, début août, le barbu c’est mon ancien collègue John, qui a travaillé avec nous quelques mois et est maintenant reparti vivre en Californie. Voilà, je crois que c’est la seule explication nécessaire, pour le reste, les photos parlent d’elles-mêmes…

 

DSCF2883 Vive les voyages en (vieux) car sur la route (pleine de trous)!

DSCN2287 La gare des bus de Antigua et ses super bus relookés-sauce centroaméricaine.

Par Paula
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 21:32

Al cabo de casi 8 meses en plena vida hondureña, pude salir de las fronteras de este país que me ha adoptado (tengo mi carta de residente) y que yo también he llegado a adoptar.                                                                                                                                                                Nueva destinación: Guatemala, un país del que me habían hablado mucho desde mi llegada a Centroamérica, y en el cual planeé un viaje durante la visita de mi compañero Fran en agosto.

En breve, un país muy interesante, que ha guardado su cultura y tradiciones indígenas, a una escala que no se puede ni comparar con Honduras: las mujeres guatemaltecas siguen vistiéndose con ropa colorida tradicional, los bebés atados a sus espaldas con un pañuelo al estilo “africano”, los dialectos indígenas siguen muy vivos y hablados hasta por los más jóvenes,  algunas personas mayores no hablan castellano, y los rasgos físicos de la gente son definitivamente mucho mas “indios” que en la población hondureña. Otra gran diferencia, Guatemala tiene un potencial turístico bien explotado, las cosas están bien preparadas (a veces casi demasiado) para los turistas occidentales que vienen a aprovechar de visitas interesantes y precios bajos.

 

En 10 días, hicimos un buen recorrido de la parte sudeste  del país, entrando por la frontera norte que bordea la costa caribeña, nos quedamos primero en un pueblo garífuna, Livingstone, al que solo se puede llegar por el mar, en barco o lancha, porque no existe ninguna carretera que comunique este pueblo un poco “rasta” con el mundo exterior. Desde allí bajamos por el Rio Dulce, también en lancha, y nos quedamos una noche en la entrada del lago Izabal en un hotel construido en el agua, en medio de la vegetación del rio, y allí también, si la lancha se estropea no hay otra salida…      

 Al día siguiente salimos hacia el sur y llegamos a Antigua, la antigua capital de Guatemala, una ciudad colonial muy bonita, cerca de la actual capital, muy desarrollada a nivel turístico y rodeada de 3 volcanes (el Pecaya, el volcán de fuego y el de agua). En Antigua, aprovechamos para descansar y quedarnos un par de días, para pasear y conocer otros viajeros. Luego, nos fuimos al pueblo de Chichicastenango, un pueblo en la montaña, con un mercado indígena famoso que se monta 2 días a la semana, mezcla de colores, olores y artesanía local, con un ambiente cautivador y agobiante a la vez.

De allí, salimos directamente hasta el lago Atitlán, un lugar impresionante, también rodeado de 3 volcanes (el Atitlán, el Tolimán y el San Pedro-todos a más de 3000m), siempre recuerdo la tarde en la que llegamos al pueblo de Panajachel y andamos hasta  la orilla del lago por primera vez, las luz del sol traspasando las nubes que cubrían el lago y las montañas que lo encierran en un escenario algo misterioso, me enamore de ese sitio especial y algo místico. Visitamos los pueblos alrededor del lago, subidos a un barco que no pasaba los 20km/h, entre sol y lluvia, conocimos a más viajeros, mexicanos, argentinos, norteamericanos y  españoles.

Después de 2 días pasados a su orilla, nos despedimos del lago y empezamos el camino de vuelta, pasando por Antigua y por el pueblo de Copan, en Honduras, donde visitamos las ruinas mayas más importantes del país (que ya había visitado en marzo con mis compañeros en el proyecto). De vuelta en La Venta y en el trabajo, sentí nostalgia y una irresistible gana de volver a viajar por Guatemala y descubrir los sitios que no pudimos visitar. Quién sabe si en un futuro…

                                                                                                                                                                                                                

Las fotos del viaje están en la página “Guate-ver”. Aquí os he puesto dos fotos de un viaje que hicimos con los niños a finales de julio, en la primera sale mi compañero norteamericano John que estuvo trabajando con nosotros un par de meses (ahora ya se fue y está viviendo en California), en la segunda estoy yo medio aplastada por mis monstruitos, y la última la tomamos antes de que se fuera Fran, con Fabian, mi compañero alemán y Magdiel, mi amigo y vecino pintor-que ahora tiene su taller en mi casa para hacer el retrato que le encargo la primera dama de Honduras!

 

DSCF2877DSCF2882                                         ¡Que vivan los viajes escolares en bus!

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Fabian, yo, Fran y Magdiel-en las casa de los chicos.

 

“Caminante no hay camino, se hace el camino al andar...”

Par Paula
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 19:51

 

Han pasado tres semana desde el final de las vacaciones que tuvimos en junio, ya estamos de vuelta en pleno trabajo, después de haber vivido la derrota de la selección hondureña en el  mundial –días en los que las clases se suspendieron y nos reunimos todos, alumnos y maestros, para ver los partidos en pantalla “gigante” en la cancha del colegio. Aquí el futbol es como una religión, los niños son adictos al juego, y me dio mucha pena que Honduras no marcara ni un gol, para la gente aquí era muy emocionante estar en el mundial, ser visto por todos y representar a los países centroamericanos.

 

Tuve un reinicio de clases un poco difícil los primeros días, por cansancio y algo de nostalgia por el “road trip” que hicimos con Fabian durante nuestra semana de libre. Ahora estoy mucho mejor, me siento cada vez más optimista en mi trabajo, y a pesar de algunas dificultades, mis niños van avanzando y puedo centrarme  cada vez más en la lectura y escritura del inglés. Pienso que tienen más confianza en sus capacidades y algunos de ellos han mejorado bastante su nivel. Por muy diablitos que sean a veces, trabajar con ellos es un reto y un placer para mí, cada día trae su dosis de cuestiones, sorpresas, risas y agotamiento…  Desde el regreso a clase tenemos un nuevo voluntario norteamericano, John, que ha venido a apoyarnos en 3ero y 4º grado, él me ayuda en el aula y también va a organizar tutorías con mis alumnos que tienen más dificultades. Es un chico muy tranquilo que acaba de graduarse en literatura inglesa, su novia trabaja en otra ONG cerca de aquí, nos llevamos muy bien y ya somos de nuevo un grupo de tres con Fabian, él y yo.

 

 

Bueno, ahora voy a tratar de resumir el recorrido que hicimos en la semana de vacaciones. Primero estuvimos en San Pedro Sula, la segunda ciudad más grande del país (después de Tegu), cerca de la costa norte, también es considerada como la plataforma comercial y criminal de Honduras. Allí estuvimos con Audrey, una francesa, antigua compañera de Ander en Oxfam, y su novio Jordi, de Barcelona. Ella está trabajando para una ONG española, COPADE (Cooperación Para el Desarrollo) que colabora y vende productos de artesanía local. Una visita interesante que nos llevo hasta Tela, una pequeña ciudad balnearia del norte, a una hora de San Pedro, donde me bañe por primera vez en las aguas caribeñas, que rico! Paseamos por la playa, bastante limpia y despejada al no ser época de turismo (principalmente hondureño, y que invade el lugar durante los feriados), la única “atracción” de esta ciudad muy tranquila.

 

Luego salimos hacia La Ceiba, bordeando la costa caribeña hacia el este, seguramente la ciudad más grande y poblada de la costa, con mucho movimiento y playas menos bonitas. Decidimos no quedarnos en La Ceiba y “agarramos” un bus hasta Sambo Creek, un pueblo a unos 40 km más hacia el este. Este pueblecito costero me recordó mucho África, primero por los habitantes, los garífunas, descendientes de esclavos africanos que fueron deportados por los europeos a finales del siglo 18 y que ahora pueblan la costa caribeña desde Belice hasta la frontera nicaragüense. Sambo Creek fue el lugar más vacío y pobre que visitamos pero no llegamos a dormir en paz porque el hotel donde estábamos era también la única y extraña disco del pueblo… Al día siguiente, regresamos a La Ceiba y de allí nos subimos al ferry para Roatán, una de las islas de la Bahía, en el mar Caribe (al sur de Cuba).

 

Primera vez que me encuentro en un entorno tan paradisiaco, estilo “carta postal de Bahamas”, con cocoteros en las playas de arena clara y agua turquesa…  Un “paraíso” si no fuera por los precios, muchos más altos que en el continente, debido a un fuerte turismo occidental (el único lugar en Honduras donde todos los precios están en dólares, además de la moneda nacional, el lempira), claro, eso es si uno puede comparar con el resto del país, y el montón de mosquitos (zancudos) que te dejan la piel llena de picaduras, y en un par de horas, puede parecer que seas victima de alguna enfermedad tropical…

 

 Al final nos quedamos varios días en la isla, Fabian saco su licencia de buceo y yo aproveche para relajarme, pasear y hacer “snorkeling” (con gafas, tubo y aletas). Qué suerte poder ver el coral (las islas de la Bahía se asientan sobre la Gran Barrera Occidental de Arrecifes, y por eso son un centro internacional de buceo en profundidad)  y ese mundo acuático fascinante, es algo bastante excepcional y me da pena que no hayan mas hondureños que puedan (o quieran) disfrutar de este espectáculo de la naturaleza en sus aguas. También conocí a un norteamericano, Rufus, un jubilado de más de 60 años, en mi opinión el último hippy, con el que compartía el dormitorio del hotel, un tipo muy interesante, que dejo los estudios muy joven pero con una cultura general impresionante. Cada año, va a un mercado de Chiapas (México) donde compra centenares de pulseras a mujeres indígenas, luego viaja por Centroamérica para venderlas, y eso es lo que ha hecho casi toda su vida, llevando su guitarra y hamaca con él, elaborando un conocimiento extenso y profundo de la región y disfrutando de su “trabajo”.

Desgraciadamente, no nos dio tiempo visitar mas partes de la isla, como el pueblo de Punta Gorda que fue el primer poblado garífuna. Hicimos el viaje de vuelta desde Roatán a Tegucigalpa en un día, cogiendo el primer barco de la mañana y viajando a “jalón”, llegamos a Tegu antes del anochecer, bajo el cielo gris de la ciudad, como siempre a la vuelta de las vacaciones…

 

 

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  Una casa en Tela                                                                      Roatán en el Mar Caribe

 

 

Más fotos en la página "Pirates of the Caribbean"

 

 

Voici le texte en français, sorry s'il reste quelques fautes, je perd un peu mon french et l'accès aux ordis est limité en ce moment...

 

Baignades caribéennes

 

Nous voici déjà en juillet et plus de la moitié de l’année scolaire écoulée, ça fait maintenant un mois qu’on a repris le boulot après notre semaine de congé en juin. Reprise des cours, entre pluies et chaleur, avec une épidemie de fièvre Dengue dans la región, et après la défaite du Honduras dans sa première participation à la coupe du monde depuis plus de 20 ans. Les honduriens n’étaient pas très optimistes quand aux résultats mais je pense qu’un goal aurait un peu remonté le moral du seul pays d’Amérique Centrale présent dans la compétition.

Bref, après une semaine footballistique, où deux après-midi de cours on été suspendues pour voir les matchs sur écrans “géants” dans la cour de l’école, j’ai repris mes activités avec un plus d’énergie et d’optimisme. Mes élèves avançent, je peux maintenant me centrer sur leurs compétences en lectura et en écriture, ils sont de plus en plus à l’aise en anglais et certains d’entre eux ont fait de bons progrès. Travailler avec mes “petits anges” est un challenge quotidien autant qu’un plaisir, ils m’interpellent, me surprennent, me font rire et réfléchir, et m’épuisent…

 

Le nouveau volontaire est arrivé des USA, il s’appelle John et vient de finir ses études en litérature anglophone, c’est un gars très sympa et calme, gros musico, dont la copine travaille dans une autre ONG près d’ici. Il va nous aider en classe et organiser des groupes de renforcement pour les élèves en difficultés, c’est vraiment super, d’autant plus qu’il peut me remplacer en cas d’absence…

Pour ce qui est de la semaine de congé de juin, on a fait un  chouette “road trip” avec Fabian, on est d’abord passé par San Pedro Sula, la deuxième plus grande ville du pays, près de la côte nord, plateforme commerciale et criminelle du Honduras. On est resté chez une ancienne collègue de mon frère à Oxfam, une française qui travaille pour une ONG espagnole de commerce équitable, avec des projets au Honduras et en Bolivie de soutien aux artisans locaux. Une visite intéressante qui nous a mené jusqu’à Tela, une petite ville côtière, à une heure de San Pedro, où je me suis baignée pour la première fois dans les eaux caribéennes, trop bon! On a pu profiter des plages de Tela, bien tranquilles et assez propres, sans vacanciers à cette époque de l’année, la seule “attraction” de la ville. De là, on a longé la côte caribéenne vers l’est pour arriver à La Ceiba, la plus grande, ou plutôt la seule, ville sur la côte nord du Honduras. On a décidé de passer la nuit dans un petit village à 40km de là, Sambo Creek, qui m’a redonné un petit goût d’Afrique. Les habitants sont des garífunas, descendants d’escalves africains deportés par les européens au 18ème siècle au milieu de leurs batailles coloniales, qui peuplent maintenant toutes la zone caribéenne de Belize à la frontière nicaraguayenne. Sambo Creek est sans doute l’endroit le plus vide et pauvre qu’on ait visité, mais notre nuit n’a pas été si paisible vu que l’hôtel où on dormait servait aussi de seule et étrange disco du bled… Bref, on est reparti le lendemain vers La Ceiba  pour prendre le ferry vers Roatán, une des îles de la Bahia, dans la Mer des Caraïbes et faisant partie du territoire hondurien.

 

Roatán ressemble à ces îles de cartes postales, avec des cocotiers sur la plage de sable clair et d’eau turquoise, un vrai petit “paradis” si ce n’est pour les prix, conséquence de son succès auprès des touristes occidentaux qui payent généralement en dollars, grande diffèrence quand on vient du continent centro-américain, et du grande nombre de moustiques (notamment ceux vecteurs de malaria dont plusieurs variétés ont éte découvertes sur l’île) qui te remplissent le corps de leurs marques, on a vite l’impression d’avoir une infection tropicale après seulement un moment passé sur la plage… Nous sommes finalement resté plusieurs jours, Fabian en a profité pour faire son brevet de plongée, l’ île se trouve sur une des plus grande et mieux préservée barrière de corail, c’est donc un centre international important en matière de plongée sous-marine (de là l’arrivée du tourisme occidental). Moi aussi j’ai pu profiter de ce spectacle incroyable de la nature, une chance de pouvoir nager au milieu de ce monde aquatique assez rare et précieux, même si je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus d’honduriens qui peuvent (ou veulent) vivre cette expérience.             En plus de mes sessions de “snorkeling” sous l’eau et de mes promenades, j’ai passé pas mal de temps avec un nord-américain à la retraite, Rufus, avec qui je partageais le dortoire de l´hôtel, un gars trop chouette, avec une culture génerale de monstre malgré avoir déserté  l’école en secondaire. A plus de 60 ans, il continue tous les ans à aller sur un marché de Chiapas (Mexique), il achète des bracelets à des femmes indigènes,  ensuite il voyage en Amérique centrale plusieurs mois pour les revendre. Avec ses longues dreads, sa guitare et son hamac sur le dos, je pense réellement que j’ai rencontré le dernier hippy sur terre.  

 

Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de visiter d’autres zones de l’île, comme Punta Gorda qui a été le premier village du peuple garífuna, après que les Britanniques les aient déportés sur cette île au milieu des Caraïbes. Départ avec le premier bateau et voyage de La Ceiba à Tegu en une journée de route, en stop et sans souci, on a même réussi à atteindre Tegu avant la tombée de la nuit, avec la pluie qui nous a accueilli, comme d’hab  au retour de vacances…

 

 

 

 

Par Paula
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