Partager l'article ! ¡VIVA GUATEMALA! - en French’ais: Le mois d’août dernier, alors que j’entamais mon 8ème mois de vie au Honduras, je suis sorti ...
Le mois d’août dernier, alors que j’entamais mon 8ème mois de vie au Honduras, je suis sortie pour la première fois des frontières de ce pays qui m’a adopté (j’ai ma carte de résidente, après 8 mois d’attente , je suis finalement en situation régulière) et que j’ai moi aussi adopté, pour le pire et pour le meilleur… Nouvelle destination: le Guatemala, un pays dont on m’avait beaucoup parlé depuis mon arrivée en Amérique Centrale et dans lequel j’avais organisé un petit trip pour la visite estivale de mon compagnon Fran.
En bref, un pays vraiment intéressant et interpellant, qui a su préserver ses traditions et sa culture indigènes, sans comparaison possible avec l’évolution de la société hondurienne (peu ancrée dans ses traditions indiennes et victime moderne de l’influence des EU dans la région). Au Guatemala, les femmes s’habillent à l’ancienne, revêtant des tissus colorés et brodés à la main, les bébés sont enroulés avec des foulards sur le dos, style “mama africaine”, les langues indigènes sont étonnamment bien préservées et parlées, même par les plus jeunes, à tel point qu’il était difficile de communiquer en espagnol avec certaines personnes âgées. Autre grande différence avec le Honduras, le Guatemala a un potentiel touristique bien exploité (parfois trop même) et reçoit un afflux de touristes occidentaux qui profitent de visites intéressantes à bas prix.
En 10 jours, on a fait un chouette parcours du sud-est du pays, en entrant par la frontière qui longe la côte depuis le Honduras, on s’est d’abord arrêté dans le village caribéen garífuna de Livingstone, accessible uniquement par la mer, puisqu’ aucune route terrestre communique ce village un peu “rasta” avec le monde extérieur. De là, on a continué, en bateau à moteur oblige, vers l’intérieur du pays, sur le Rio Dulce (rivière douce ou sucrée) jusqu´à l’entrée du lac Izabal, où nous avons passé une nuit au milieu de la végétation du lac, dans un hôtel sur pilotis, là aussi, pas d’issue sans bateau ou sans ramer… Après une journée de route et un passage éclair par Ciudad Guatemala (la capitale, pas très recommandable), nous somme arrivés à Antigua, ancienne capitale et centre touristique du pays. Sans doute une des plus jolies villes d’Amérique centrale, au lourd passé colonial et entourée de trois volcans actifs, dont l’un s’était "réveillé" en juin dernier, causant pas mal de dégâts… On en a profité pour poser bagages 2 jours, se balader et rencontrer d’autres voyageurs. Ensuite, on a visité Chichicastenango, un village en pleine montagne, qui accueille un marché indigène très populaire deux fois par semaine, le meilleur endroit pour acheter des produits artisanaux locaux, tant qu’on aime marchander… L’ambiance y est envoûtante et pesante à la fois. Dernier arrêt de notre périple, le village de Panajachel, au bord du lac Atitlan, un endroit splendide, également entouré de 3 volcans, à notre arrivé, je suis tombée sous le charme de ce grand lac paisible aux airs mystiques et mystérieux.
Après 2 jours de balades, durant lesquels nous avons pu visiter les différents villages indigènes bordant le lac, sur un vieux bateau mais en compagnie d’autres voyageurs (argentins, mexicains, espagnols,..), nous avons entrepris le voyage de retour, en repassant par la belle Antigua et en s’arrêtant pour visiter les ruines mayas de Copan (les plus connues du Honduras, que j’avais déjà visité en début d’année avec mes collègues du projet). De retour à La Venta et au boulot, j’ai ressenti une grande nostalgie de ce voyage et des paysages guatémaltèques, ainsi qu’une irrésistible envie de repartir et d’en voir un peu plus… Qui sait si dans un futur…
J’ai mis quelques photos du trip sur la page “Guate-ver”, je voulais aussi mettre un plan pour vous aider à visualiser le bidule mais mes prouesses informatiques m’en ont empêché. Les photos ci-joint sont du seul voyage extra-scolaire qu’on a fait cette année avec les enfants, début août, le barbu c’est mon ancien collègue John, qui a travaillé avec nous quelques mois et est maintenant reparti vivre en Californie. Voilà, je crois que c’est la seule explication nécessaire, pour le reste, les photos parlent d’elles-mêmes…
Vive les voyages en (vieux) car sur la route (pleine de trous)!
La gare des bus de Antigua et ses super bus relookés-sauce
centroaméricaine.
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