Adaptaciones y reflexiones (ES+FR)

Es increíble lo rápido que uno se adapta y hasta qué punto esos cambios se hacen cada vez mas implícitos. Por ejemplo, en Europa no me gustaría demasiado compartir mi cuarto de baño con una araña, no me asustaría pero necesitaría sacarla del baño, o seguirla con la mirada por si se acerca. Aquí, comparto mi ducha con, como mínimo, una docena de arañas y sus amigos los bichos que han decidido quedarse en ese rinconcito tan cómodo de mi jardín. Los puedo considerar  un poco como mis animales “domésticos”, no recuerdo haber estado sorprendida o molestada por ellos las primera vez que me duche con mis cubitos de agua. Ahora ni me doy cuenta que están y me parece que tienen su sitio ahí, por lo menos, tanto como yo. Es igual para todos los insectos y bicharracos con los que comparto la casa. Antes prefería no imaginármelos, pero ahora los veo y los acepto. Y pienso que ellos a mí también: sangre nueva, piel clara y pelo casi siempre limpio (bueno, aquí el término “limpio” es bastante relativo), un menú tres estrellas para ellos…


Hablando de animalitos, también tengo una vaca, bueno pienso que es una vaca, u otro “animalito” de esos, que está viniendo casi todas las noches a comer hierba detrás de mi casa. La pared de mi habitación da sobre un campo semi-desierto que se encuentra detrás de la casa, al cual van todos los animales de la zona a ver si encuentran comida o algo interesante. Esta vaca, creo que es una vaca, por el ruido que hace (ya las voy reconociendo), me despierta por la noche con su forma ruidosa de respirar y comer, y casi me derrumba la pared cuando mete los cuernos. Una noche me imagine saltando de la cama y corriendo en mi pijama al ver mi pared destrozada y la vaca en mi habitación. 



Nada que ver con las noticias animales, pero un tema al que estoy enfrentada de manera casi cotidiana es el de la posición de la mujer en la sociedad hondureña. Esta sociedad es bastante cerrada, muy creyente (y temerosa  a su Dios-las iglesias evangélicas son las más dominantes), machista  y conservadora. Aquí, las mujeres  hacen todas las tareas domésticas, es raro ver un hombre levantar el dedo después de las horas de trabajo, aunque su esposa también trabaje, a veces más duro o más horas que el (hay que tener en cuenta que el trabajo domestico tarda aquí mucho mas tiempo a causa de los problemas de agua, de electricidad, de infraestructura y medios en general). Ellas se quejan pero se someten a sus maridos. Ellos las llaman sus “negras” o sus “gordas”, es muy corriente que tengan relaciones extraconyugales y he oído varias historias de mujeres echadas por sus maridos a favor de una amante, mujeres a las que muchas veces  les cuesta volver a casarse. Estas “infidelidades” están generalmente consideradas como normales y aceptadas por todos.                                                                                                                                                 

Por ejemplo, el padre de Martha (la mujer de Edi y directora académica del centro) tuvo 12 hijos con 4 mujeres diferentes. La madre de Martha era la esposa oficial y aceptaba, o se sometía, a las aventuras de su marido, que mantenía varias amantes e hijos fuera del hogar familiar. En este caso, las cosas salieron bien ya que Martha y sus hermanos/as tienen buenas relaciones, pero esto no es así en todas las familias.

Bueno, tampoco puedo generalizar, he visto algunos hombres ayudar y cocinar, pero no es muy común, aunque seguramente las cosas estén cambiando un poco con las nuevas generaciones. Las chicas de hoy son más fuertes y menos sometidas al dominio masculino. O eso espero.

 


Adaptations et reflexions (cette dois j'ai pris le temps de traduire pour que tout le monde reçoive les memes infos)

 

C’est incroyable comme on s’adapte vite et à quel point ces changements deviennent de plus en plus implicites. Par exemple, en Europe ça me dérangerait de partager ma salle de bain avec une araignée,  sans que cela m´effraie, je voudrais certainement  la mettre dehors ou la suivre des yeux au cas où elle s’approcherait. Ici, je partage ma douche avec une douzaine d’araignées, tout au moins, et leurs amies les betes, qui trouvent ce p´tit coin de mon jardin bien confortable. Je peux les considérer un peu comme mes animaux “domestiques”, je ne pense pas avoir été dérangée ou surprise par leur compagnie la première fois que je me suis lavée avec mes petites cuvettes d’eau. Maintenant cela me semble bien naturel, je ne me rends meme plus compte que plein de petites bêtes m’entoure, finalement elles ont leur place là, tout autant que moi. Idem pour tous les insectes et co. avec qui je partage la maison. Avant, je préférais ne pas les imaginer, ou les éviter, maintenant je les vois et les accepte. Eux aussi doivent certainement m’accepter:  du sang neuf, une peau clair et propre (enfin “propre” est un terme assez relatif par ici) presque quotidiennement, un menu de luxe pour eux…

 


En parlant de ces “petites” bêtes qui remplissent mon quotidien de joie, j’ai une vache qui vient brouter l’herbe tous les soirs derrière chez moi.
Le mur de ma chamber donne sur un pré déserté qui est le point de rendez-vous des animaux affamés du coin. Enfin, mon amie la vache me réveille souvent le soir avec tous les bruits qu’elle fait en respirant et en broutant.Quand elle enfonce ces cornes dans mon mur, j’a l’impression que celui-ci va s’écrouler. Je me suis déjà imaginée sauter de mon lit et courir en pyjama  en voyant mon mur éffondré et la vache dans ma chambre.

 


Un autre sujet auquel je suis confrontée de manière quotidienne, mais bien différent de mes nouvelles animalières, est celui de la place de la femme dans la société hondurienne. C’est une sociéte assez fermée, très croyante (avec un Dieu tout-puissant et parfois effrayant-les églises évangeliques sont légion ici), machiste et plutot conservatrice. Les femmes tiennent entièrement le foyer familial, c’est très rare de voir un homme aider aux taches de la maison, meme si la femme travaille, parfois plus que lui. Il faut tenir en compte que les taches ménagères prennent au moins le double du temps ici à cause des problèmes d’eau, d’éléctricité et de moyens en général.
Les femmes se plaignent mais sont assez soumises à leurs maris.Il est très frequent que ceux-ci maintiennent des relations extra-conjugales et ces infidelités sont acceptées par tous comme “normales”. J’ai entendu beaucoup d’histoires de femmes trompées et laissées par leur mari, parti avec une de ses amantes, ces femmes ont souvent beaucoup de mal à se remarier (par dégout ou parce qu’elles se sentent fautives).

Par exemple, le père de Martha (la femme d’Edi et directrice académique du centre) a eu 12 enfants avec 4 femmes différentes. La mère de Martha était l’épouse officielle et savait qu’il maintenait des amantes et des enfants en dehors du foyer familial. Elle acceptait cette situation, ou s’y soumettait, elle n’avait finalement pas vraiment d’autre choix. Dans ce cas, tous les enfants se connaissent et s’entendent bien, ce qui, j’imagine, n’est pas le cas de toutes les familles “déconstruites” .


Je ne veux pas généraliser mes propos non plus, j’ai vu quelques hommes aider au taches de la maison et montrer plus de respect envers leur femme, meme si cela reste assez rare. Il est possible que les choses évoluent avec les nouvelles générations, les femmes d’aujourd´hui paraissent plus fortes et moins soumises à la domination masculine. Du moins je l’espère.

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